Violences policières à Caen – Manif du 22/03/2018

Le 22 mars 2018, lors de la journée de mobilisation inter-catégorielle, près de 10 000 personnes ont décidé de manifester à Caen contre les politiques antisociales et xénophobes de l’État français. Un cortège inter-luttes prend place entre les cortèges syndicaux.

Très rapidement, c’est une omniprésence de la BAC et de la police politique (Renseignements Territoriaux) que l’on constate autour de ce groupe. Arrivé place du Théâtre, une majeure partie de ce cortège décide de rejoindre l’Assemblée Interpro appelée à l’auditorium du Château de Caen. La Compagnie Départementale d’Intervention, assistée de la BAC et des renseignements territoriaux mettent immédiatement la pression.

La tension se fait sentir alors que la police encercle l’entrée principale du château. Plusieurs personnes décident de quitter les lieux par l’autre sortie donnant sur le Campus 1 de l’université de Caen. Alors qu’un véhicule fonce dans la foule, plusieurs personnes commencent à courir pour rejoindre le groupe resté en arrière. Le véhicule poursuit sa course jusqu’à l’auditorium tandis que deux molosses coursent les manifestants.

Interpellation d’un manifestant par la BAC tandis que le collègue met en joue la foule en tir tendu avec son LBD-40

Deux personnes sont frappées, mises à terre et violemment maintenues au sol. Alors que le conducteur du véhicule sort un flashball pendant que deux autres bourrins lancent des grenades de désencerclement, tout le monde comprend que les skinheads sans brassards sont de la Brigade Anti-Criminalité.

Deux motards suivis de fourgons de la Police Nationale arrivent alors sur les lieux pendant que les premier-ère-s blessé-e-s se regroupent. C’est à coup de matraques, de tir tendus et de menaces qu’ils tentent de repousser le groupe présent. La seconde vague de blessé-e-s ne tarde pas à arriver. Les salves de grenades lacrymogènes, lancées sans sommation, se multiplient, scindant le groupe. Les deux interpellés sont embarqués immédiatement direction le commissariat.

Blessures causées par l’explosion d’une grenade désencerclante lancée par la BAC

Pendant que la police continue d’employer la force pour disperser les manifestant-e-s, l’un des interpellés est menacé de mort à de multiples reprises dans le fourgon. Il sera également frappé de nombreuses fois, étouffé lors du trajet, frappé et humilié à son arrivée au poste. Le second interpellé sera gratifié d’un traitement quasi similaire…

Lire la suite dans notre communiqué

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s